La joie de prêcher Agrandir l'image

La joie de prêcher

La joie de prêcher (2014/2)

François-Xavier AMHERDT
La joie de prêcher

Les deux longs paragraphes consacrés par le pape François à « l'homélie » (n° 135-144) et à « la préparation de la prédication

Plus de détails

  • EAN : 9782873244941
  • Date de parution : 07-07-2014
  • ISBN : 978-2-87324-494-1
  • Dimensions : 240 × 160 mm

15,00 € TTC

La joie de prêcher (2014/2)

François-Xavier AMHERDT
La joie de prêcher

Les deux longs paragraphes consacrés par le pape François à « l'homélie » (n° 135-144) et à « la préparation de la prédication » (no 145-159), dans sa récente Exhortation apostolique Evangelii Gaudium (2013), confortent le bien-fondé et la nécessité de réinvestir dans des réflexions, des formations et des publications sur « l'art de prêcher », afin de donner écho au Verbe aujourd'hui. Présentant la visée du numéro, qui cherche à combler une certaine lacune dans l'aire catholique francophone, l'article met en parallèle chacune des contributions qui suivent avec les accents forts du texte pontifical. Afin que la joie de l'Évangile passe à travers l'allégresse de la prédication !

Michel DENEKEN
Plaidoyer pour 'l'indispensable prédication'

« Malheur à moi si je n'évangélise pas » (1 Co 9,16), s'écrie saint Paul. Le caractère impérieux de la prédication procède de cette urgence d'annoncer à tout homme le salut offert par Dieu qui s'est révélé en Jésus, car « l'amour du Christ nous presse » (2 Co 5,14). De nature prophétique, l'homélie annonce le salut déjà là. Parabolique, elle invite l'auditeur à inscrire son quotidien dans la dynamique du Règne. Thérapeutique, elle ne se contente pas de parler du salut, elle le donne à expérimenter. Spirituelle, elle ouvre à la réalité divine, enfouie, déjà agissante en chacun. L'homélie n'est pas un vain exercice de rhétorique. Elle est rien moins qu'une « intervention d'urgence » pour sauver l'auditeur ! Indispensable prédication...

Élisabeth PARMENTIER
Prêcher, c'est s'exposer à des textes 'dangereux'

Prêcher n'est pas faire (quelque chose), mais s'exposer, comme au soleil. Celui-ci, d'abord agréable, peut provoquer des rougeurs et des brûlures ! Les prédicateurs font traverser ce passage risqué après l'avoir vécu eux-mêmes. Familiers de textes bibliques, ils ne doivent pas se contenter de les expliquer ou de vouloir les faire appliquer, mais de leur redonner leur vivacité. L'étrangeté biblique n'est pas à domestiquer car elle est porteuse du potentiel d'introduire à l'inattendu de la rencontre avec Dieu. Pour l'approcher, des paroles soigneusement réfléchies pour chaque auditoire nécessitent l'exégèse critique tout comme la foi confiante. Le but d'une prédication n'est pas le succès mais la juste parole, individuelle et communautaire, permettant aux auditeurs d'accorder leurs questions et leurs vies à celles dont les textes portent l'écho.

Manlio SODI
La joie de l'homélie (omiliae laetitia). Les fidèles devant l'homélie, attentes et implications

Le chemin de la foi est accompagné par la prédication et les sacrements. Dans chaque célébration, le Parole de Dieu est toujours au centre parce que c'est d'elle que provient la lumière qui permet de tracer l'itinéraire de vie chrétienne. Le don-proclamation de la Parole pour chaque assemblée comporte également son explicitation et son actualisation, d'où découle le ministère de l'homélie et de la prédication. Mais de là naissent également les problèmes, suivant qui est le prédicateur auquel les fidèles doivent « se confronter » pour faire de leur écoute l'accueil d'un message qui soit source de joie : un message qui ouvre à une telle allégresse de l'Esprit ne peut émaner que de la rencontre avec la Parole qui, dans la célébration, se fait sacrement. Ainsi, préparer à ce ministère et également à la disponibilité et à l'écoute constitue donc le défi que se doit de relever le projet de formation de tout contexte ecclésial.

Luca BRESSAN
Jésus-Christ, sujet de la prédication

Comment faire de Jésus-Christ non seulement l'objet de la prédication, mais également son référent, voilà le but de cette réflexion. Ou, autrement dit, faire de Jésus-Christ le sujet de la prédication, en passant d'un discours métaphorisant à son sujet à une communication qui vise à permettre à l'assemblée d'accueillir sa présence vivante et capable de transfigurer notre foi et notre vie. On poursuivra ce but en puisant dans la tradition chrétienne les outils pour comprendre le genre littéraire et la structure langagière de la prédication : un sujet pluriel et bien articulé en une diversité de ministères ; un discours qui vise à rendre toujours actuelle la finalité originaire de la célébration eucharistique. C'est ainsi que la figure de Jésus, d'ombre morte captive de nos mémoires, se transformera en sujet vivant capable d'unifier en un seul corps l'assemblée qui se nourrit de sa parole.

Jean-Paul LAURENT
Le discours homilétique - éléments de rhétorique

Le discours homilétique obéit à la fois à des contraintes spécifiques liées au genre auquel il appartient et à des conditions de communication chaque fois nouvelles. Cet article propose quelques outils rhétoriques susceptibles d'aider le prédicateur à répondre à cette double exigence d'ajustement aux formes requises et d'élaboration créatrice. Quelques apports de la linguistique contemporaine sont ainsi mis au service de la gestion énonciative et compositionnelle de l'homélie. Une méthode de travail est présentée : un procédé d'enchâssement qui permet d'assurer la cohérence du discours et d'ouvrir le texte à une diversité de séquences textuelles et d'actes de langage. L'article se termine par le texte d'une homélie censée illustrer la méthode.

Franziska LORETAN-SALADIN
L'homélie comme événement

Pour qu'une prédication « réussisse », il faut qu'elle ait un certain impact sur les auditeurs. Cette dimension « performative », qui relie la prédication aux arts, ressemble à un acte créateur. La « Parole de Dieu » biblique doit « se réaliser » à neuf dans l'homélie. L'homilétique comparée à la « dramaturgie » par le théologien allemand Martin Nicol s'inspire des approches nord-américaines : le but d'une « prédication comme événement » est avant tout de provoquer une nouvelle expérience vitale de rencontre avec Dieu, tandis que les aspects d'information et d'exhortation pour l'existence chrétienne passent au second plan. C'est par l'échange entre l'Écriture et l'aujourd'hui, le contenu et la forme, les contextes sociaux et les expériences individuelles, que naît une prédication « mise en scène » et interpellante, au meilleur sens du terme.

Jean-Yves GARNEAU
L'homélie aux baptêmes, aux mariages et aux funérailles

Toute homélie a pour but d'expliquer et d'actualiser la Parole proclamée. Pensons aux prises de parole de Jésus dans la synagogue de Nazareth (Lc 4,14ss) et sur la route qui conduisait à Emmaüs (Lc 24,13ss). Elles demeurent des modèles à ne pas perdre de vue. De nos jours, l'homélie prononcée à l'occasion d'un baptême, d'un mariage ou de funérailles doit être très souvent une prise de parole missionnaire et kérygmatique. Elle suppose un sérieux effort de préparation, une réelle connaissance des personnes auxquelles on s'adresse et une audace semblable à celle qu'avait l'apôtre Paul. Elle demande aussi « de l'amour », a dit le pape François.

Thierry-Dominique HUMBRECHT
Nos mots annoncent le Verbe

Prêcher, c'est annoncer le Christ, dans l'Église, à un public. On ne se prêche pas soi-même, on ne fait pas semblant de quitter l'Église alors qu'on continue à en vivre, on ne se moque pas de son public. Il faut préparer : prier, travailler, soigner le fond et la manière. La prédication n'enseigne plus assez la foi, elle raconte des affects et appauvrit le message. Les médias nous ont habitué à l'excellence (sur la forme) et à l'effroyable (sur le fond). Ils poussent à conquérir de nouvelles tribunes, dont il faut apprendre à connaître les codes. Des exigences en découlent. Il est temps de renouveler le goût de la vérité transmise, le courage de la dire et de bien la dire.

Guy LUISIER
Quand l'Afrique me réapprend à prêcher

Au cœur de l'Afrique (Kasaï, République démocratique du Congo), dans une brousse désespérante de misère et par un contact brut avec une assemblée paroissiale qui ne comprend qu'en partie sa langue, l'auteur se rend compte qu'il réapprend à prêcher. À travers l'exemple d'une prédication sur le Pharisien et le Publicain (Lc 18,9-14), il montre comment sa pratique est mise à rude épreuve quand le Peuple chrétien et l'Esprit de toutes les surprises se présentent vraiment comme les acteurs principaux de l'acte liturgique de la prédication.

ISBN 978-2-87324-494-1
Hauteur 240
Largeur 160

Donnez votre avis

La joie de prêcher

La joie de prêcher

La joie de prêcher (2014/2)

François-Xavier AMHERDT
La joie de prêcher

Les deux longs paragraphes consacrés par le pape François à « l'homélie » (n° 135-144) et à « la préparation de la prédication

Dans la même collection